Actualités des lauréats du Prix Littéraire 2011
27 Juin 2011
Franz-Olivier GIESBERT (lauréat 1997), Monsieur le Président. Scènes de la vie politique (2005-2011), Flammarion, avril 2011
« Avec ce livre, je n'ai pas l'intention d'ajouter une pierre à toutes celles qui font déjà tas autour de Nicolas Sarkozy, comme sur un terrain de lapidation. Cet homme étrange, qui file devant le vent, a, de toute évidence, des talents et même des qualités. J'ai essayé de raconter "N. le maudit" tel que je l'ai vu, avec ses grandeurs, ses petitesses et ses ridicules. Me suis-je trompé ? N'ai-je pas forcé le trait ? Mon portrait n'est-il pas honteusement caricatural ? Chaque fois que je termine un livre politique, je me pose les mêmes questions. À vous de répondre. » (Mot de l’auteur)
Dominique FERNANDEZ (lauréat 1986), Naples, Actes Sud, avril 2011
« Au sud de Terracina, à mi-chemin de Rome et de Naples, commence un autre monde. L'univers napolitain, immuable à travers les siècles. La napolitude. L'antique royaume des Deux-Siciles, préservé de toute contamination, parce qu'il est fait de la contamination d'éléments hétéroclites, de l'amalgame de pays et de continents disparates. Où sommes-nous ? En Italie ? En Europe ? Nous touchons à la Grèce, par la sagesse malicieuse des habitants, à l'Espagne, par l'arrogante splendeur des palais, à l'Orient, par la magie des crépuscules, à l'Afrique, par le grouillement des marchés ; et, par le chaos de la circulation, le gigantisme des escaliers, la profusion et l'extravagance des ornements superflus, nous sommes dans l'excès, la démesure, le délire, le gâchis.
Première chose à retenir : Naples forme une nation à part, un État dans l'État ; une tribu qui a ses coutumes et ses lois, et qui ne changera jamais. Naples n'a pas changé. En cinquante ans, je ne l'ai pas vue changer. À l'heure où la mondialisation transforme Venise, Florence, Rome en réserves du tourisme international et banalise les plus beaux décors urbains, Naples résiste, Naples garde son caractère intact, Naples reste elle-même, avec ses défauts et ses qualités. [...]
Tout le mal qu'on dit de Naples est vrai, tout le mal qu'on en dit est cliché, lieu commun, banalité, fausseté : tel est le paradoxe qui rend cette ville entre toutes mystérieuse. » (Présentation de l’éditeur)
Ouvrages posthumes et rééditions
Pierre COMBESCOT (lauréat 1999), Pour mon plaisir et ma délectation charnelle, LGF, avril 2011
Franz-Olivier GIESBERT (lauréat 1997), François Mitterrand, une vie, Seuil, avril 2011 ; Un très grand amour, Gallimard, avril 2011
Jacques LACARRIÈRE (lauréat 1995), A l’orée du pays fertile : œuvres poétiques complètes, Seghers, mars 2011 ; La plus belle aventure du monde, Isolato, avril 2011
Françoise SAGAN (lauréat 1985), Un peu de soleil dans l’eau froide, LGF, avril 2011
Joseph KESSEL (lauréat 1959), Hong-Kong et Macao, Gallimard, avril 2011
Hervé BAZIN (lauréat 1957), Portraits de famille, Omnibus, mars 2011
Marcel BRION (lauréat 1956), Le théâtre des esprits, Tour Verte, mars 2011
Henri TROYAT (lauréat 1952), La voisine de palier, Editions de Fallois, mars 2011
