Harrison BIRTWISTLE
(1934 - Britannique)
Sélection Prix de Composition Musicale 2009
The trees of strings - Editions Boosey & Hawkes
Quatuor à cordes dédié à Elliot Carter
Harrison Birthwistle étudie la clarinette et la composition au Royal Manchester College of Music avec les compositeurs Peter Maxwell Davies, Alexander Goehr, le pianiste John Ogdon et le chef d’orchestre Elgar Howarth. En 1965, il vend sa clarinette et s’adonne à la composition ; il part pour Princeton après avoir remporté le « Harkness Fellowship » et termine son Opéra « Punch and Judy ».
Cette œuvre, avec « Verses for Ensembles » et « The Triumph of Time », confirme Birthwistle comme figure principale de la musique britannique.
Entre 1973 et 1984, le travail de Birthwistle est dominé par sa tragédie lyrique monumentale « The Mask of Orpheus », mise en scène par the English National Opera en 1986 mais également par une série d’œuvres jouées désormais par de nombreux grands ensembles internationaux : « Secret théâtre », « Silbury Air » et « Carmen Arcadiae Mechanicae Perpetuum ». Des œuvres de grandes envergures sont créées la décennie suivante : les opéras « Gawain » et « The second Mrs Kog », les concertos « Endless Parade » pour trompette et « Antiphonies » pour piano, ainsi que « Earth Dances » pour orchestre.
Ses œuvres plus récentes incluent « Exody », « Panic », « Shadow of Night » ; « The Last Upper » est créée à Glyndebourne en 2000. « Pulse Shadows », une méditation pour soprano, quatuor à cordes et ensemble de chambre remporte le Gramophone Award en 2002, pour le meilleur enregistrement de musique contemporaine. « Theseus Gam » (2003) pour grand ensemble et deux chefs, l’Opéra « The lo Passion for Aldeburgh Almeida », « Night’s Black Bird » pour orchestre, …
En avril 2008, son opéra « The minotor » est créé au Royal Opera House Covent Garden (DVD disponible auprès de Opus Arte)
« The corridor » et « Semper Dowland, semper dolens » (Music Theatre) ouvrent le Festival Aldeburgh puis se produisent à Londres (The Souhthbank Centre) puis au Festival de Bregenz.
La musique de Harrison Birthwistle est dirigée par de nombreux chefs tels que : Pierre Boulez, Daniel Barenboim, Elgar Howarth, Christoph von Dohnányi, Oliver Knussen, Sir Simon Rattle, Peter Eötvös et Franz Welser-Möst.
Elle est commandée et jouée dans de nombreux festivals : the BBC Proms, Salzburg Festival, Glyndebourne, Holland Festival, Lucerne Festival, Stockholm New Music, Wien Modern, Wittener Tage, the South Bank Centre à London, the Konzerthaus à Vienne et Settembre Musica à Turin et Milan.
Il a également reçu de nombreux prix et distinctions : Grawemeyer Award (1968), the Siemens Prize (1995) ; il est Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 1986, puis Chevalier de l’Empire Britannique en 1988 et fait « Companion of honour of the British and Commonwealth Order » en 2001.
Il enseigne la musique d’Henry Purcell au King's College de London de 1995 à 2001 ; il est actuellement directeur de composition à the Royal Academy of Music in London.
Les enregistrements des œuvres de Harrison Birtwistle sont disponibles chez Decca, Philips, Deutsche Grammophon, Teldec, Black Box, NMC, CPO et Soundcircus.
(Source : Editions Boosey & Hawkes, Trad. NM)
A la fin des années 70, Harrison Birtwistle vit sur l’île Raasay au large des côtes ouest de l’Ecosse. Il y trouve la tranquillité et la solitude dont il a besoin pour composer, mais il est déçu de découvrir qu’il n’y a aucune survivance de la culture musicale indigène sur l’île. Des siècles de stricte prohibition Presbytérienne écossaise ont effectivement effacé toute trace de cette culture.
Malgré ça, se souvient-il, une âme musicale semble cependant persister sur l’île. Près de sa maison à Raasey, il y a une vieille « piper’house » (maison du sonneur), dans laquelle, autrefois les musiciens venaient de loin pour apprendre le « pibroch » (musique traditionnelle écossaise pour cornemuse).
Durant cette période, Birtwistle n’a jamais tenté de décrire dans sa musique ni le paysage ni les mystères de cette île des Hébrides. Mais dans sa nouvelle oeuvre, « The tree of Strings » (l’arbre à cordes), qui est son 2ème quatuor majeur après le « Nine Movements for String Quartet », se trouve mis en scène la poésie « Pulse Shadows » (cycle 1996) de Paul Celan.
Birtwistle a tenté d’évoquer ce qui aurait pu survivre musicalement dans un environnement hostile dans lequel les interprétations étaient interdites, et qui aurait dû subsister de génération en génération à travers une pure tradition orale.
Le titre de l’œuvre provient d’un poème de Sorley MacLean (1911-1996) sur la musique, intitulé « Craobh nan Teud ». Le poète gaëlique, né à Raasay, utilisait régulièrement, dans son travail, le paysage de l’île comme une métaphore persistante.
Andrew Clements
(Trad. NM)





